Home A LA UNE Avant son inhumation le samedi passé : Feu Abiola Félix Iroko a...

Avant son inhumation le samedi passé : Feu Abiola Félix Iroko a reçu les hommages de la nation

- Advertisement -

Le  Professeur feu Abiola Félix Iroko a été conduit dans sa dernière demeure le samedi passé. Mais avant son inhumation, ont eu lieu les honneurs dus à son rang le vendredi 11 décembre 2020, au Hall des arts à Cotonou ministres, professeurs, membres du gouvernement, députés à l’Assemblée nationale, ses désormais collègues académiciens et étudiants des universités nationales du Bénin, amis et parents alliés, tous s’étaient massivement mobilisés

Membres du Gouvernement, députés à l’Assemblée nationale, ses désormais collègues académiciens et étudiants des universités nationales du Bénin, amis et parents alliés, tous ont défilé  vendredi dernier au Hall des arts de Cotonou devant la dépouille de l’illustre disparu, Professeur feu Abiola Félix Iroko décédé le 12 novembre 2020.  Au nom du Gouvernement, Jean-Michel Abimbola, a salué la mémoire de l’illustre disparu avant de lui rendre un vibrant hommage pour avoir consacré  toute sa vie, au service du Bénin et de l’Afrique en général. Professeur feu Abiola Félix Iroko. «Bien qu’inscrite dans la logique de la vie, la perte d’un homme est toujours ressentie comme un drame », a dit  Jean-Michel Abimbola. Pour lui,  la perte d’un érudit, d’un homme de science, d’un homme des combats intellectuels, est perçue comme une tragédie. Pour certains, c’est une catastrophe qui dépasse les limites de la famille de l’élite intellectuelle et de l’ensemble de la communauté nationale. C’est ce qu’on ressent selon lui suite à la disparition du professeur Félix Abiola Iroko. Personnalité d’envergure dont la science et les connaissances ont enjambé les frontières du Bénin et de l’Afrique, il suscite, depuis son départ de l’autre côté des Rives éternelles, une immense émotion à travers le monde. En effet, le 16 novembre dernier, le professeur Félix A. Iroko était attendu au Ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts. Avec ses collègues du département d’Histoire et d’Archéologie de l’Université d’Abomey- Calavi, il devrait participer à une séance de restitution sur la version revue et augmentée de l’Essai sur l’historicité des espaces de pouvoir traditionnel en République du Bénin. Édité six ans plus tôt, ce livre, une commande du ministère, devrait être renforcé par d’autres contributions dont, celles attendues du professeur. Mais le destin en a décidé autrement. « On aurait aimé qu’il fût là, mon frère aîné. On l’aurait écouté avec la ferveur qu’il suscite quand il prend la parole », a rappelé le ministre. De sa voix douce, mais pleine de conviction, aux dires du ministre du tourisme, de la culture et des arts,  il aurait expliqué l’approche qu’il a adoptée, racontée, avec l’art du conteur, le contenu de son texte et à la fin, il aurait dit son insatisfaction de ne pouvoir en écrire plus, étant limité par le volume prescrit pour chaque article. Devant l’inexistence de documents écrits et scientifiquement renseignés et face aux traditions orales africaines au contenu fluctuant et aléatoire, le jeune homme s’est lancé dans des recherches en variant les sources, en croisant les informations, en allant chercher, aussi bien dans les autres branches des sciences humaines, (sociologie, archéologie, géographie) qu’en lettres (linguistiques, philosophie, littérature). C’est cette méthodologie selon Jean-Michel Abimbola  qui lui a permis de soutenir sa thèse de doctorat en 1979 à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; cela, bien qu’étant déjà professeur au département d’histoire de l’université nationale du Bénin. En répondant à l’appel de ses ancêtres, aux dires du ministre, Félix Abiola Iroko les laisse inconsolables. Certes, il a donné au Bénin et à l’Afrique plus que ceux-ci lui ont offert, mais il sait, tout historien qu’il fut, qu’un citoyen ne demande jamais à son pays ce qu’il peut faire pour lui, mais ce que lui, est en capacité de lui rendre comme service. Et il l’a fait, cheminant toujours sur la route des connaissances à donner, heureux d’avoir toujours faim d’horizons nouveaux comme un jeune chercheur frais émoulu débarquant dans un laboratoire.

Boniface Kabla

- Advertisement -

Stay Connected

16,985FansLike
2,458FollowersFollow
61,453SubscribersSubscribe

Must Read

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Articles similaires