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Lutte contre la corruption au Bénin : Le programme PartiCip II circonscrit davantage le mal (Le manuel ‘’Mieux connaître la corruption pour mieux la combattre’’ lancé)

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La moisson du programme de participation citoyenne aux politiques publiques au Bénin (PartiCip II) est bonne en si peu de temps. Au détour d’une conférence de presse hier, 30 juin 2020, le Comité de pilotage et de suivi (Cps) a passé en revue les activités liées à la détection et à la dénonciation des faits de corruption. A l’occasion, le document « Mieux connaître la corruption pour mieux la combattre » du projet 2D corruption a été lancé.

Le PartiCip II poursuit inlassablement le combat.  Son engagement de détecter et de dénoncer des cas de corruption aux juridictions compétentes affiche des résultats concrets. En effet, seulement en deux ans, le programme a été saisi par des citoyens et a pu faire des investigations sur 11 affaires présumées de corruption qui ont été dénoncées aux juridictions compétentes. « Deux de ces dossiers ont été déjà vidées et sanctionnées par des condamnations fermes. L’instruction du reste est toujours en cours et pas plus tard que le 5 mai dernier, j’ai personnellement témoigné dans l’une d’elles au niveau de la Brigade économique et financière (Bef) », a expliqué le président de l’Ong Alcrer, Martin Assogba membre du comité de pilotage du programme PartiCip II.  En outre, il faut noter que les dossiers clos portent sur les cas de malversations financières à la recette du Zou et des Collines. L’intéressé a été condamné à 5 ans de prison ferme. Aussi, a-t-on pris en compte le dossier de détournement de 4,5 milliards à la Cnss qui a été clôturé le 27 juin 2019. Les investigations se poursuivent. Pour ce faire, le PartiCip II a lancé dans ce mois de juin 2020 des investigations sur sept (7) affaires suite aux dénonciations des citoyens. Ces cas se retrouvent notamment dans les communes de Cotonou, Lokossa, Abomey-Calavi, Adjohoun, et autres. « En raison des conséquences désastreuses de la corruption sur notre pays, nous tous, personnes morales et physiques, avons le suprême devoir de ne pas rester indifférents au phénomène et de dénoncer aux autorités d’enquête, de poursuite et de répression, toutes malversations financières et autres infractions économiques », a fait savoir Martin Assogba.

Un manuel pour démystifier la diversité pénale de la corruption

Au cours de la conférence, il a été procédé au lancement officiel du manuel « Mieux connaître la corruption pour mieux la combattre ». A en croire la présidente de Social Watch Bénin, Blanche Sonon, c’est un manuel qui a pour vocation de permettre aux acteurs de la lutte dont gouvernants, acteurs judiciaires, Osc et au public de s’approprier plus aisément les contenus des actes de corruption et des infractions connexes. Dans ce document, les caractéristiques de la corruption et des faits assimilés ont été présentés. « Le manuel que nous lançons aujourd’hui se veut un précieux outil pour démystifier la diversité pénale de la corruption », a-t-elle dit. A l’en croire, c’est un document qui nous donne l’occasion d’améliorer notre action de lutte contre la correction en renforçant notre connaissance de la corruption, de son encadrement juridique et des mécanismes qu’on peut actionner pour mieux détecter, documenter et dénoncer les malversations financières. Une remise symbolique du manuel aux journalistes a eu lieu. Pour finir, les deux conférenciers ont invité tous les citoyens béninois au respect strict des gestes barrières pour éviter la Covid-19.

Joseph-Martin Hounkpè 

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