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Mise en œuvre du projet de renforcement de l’interconnexion 330 KV : Les ministres de l’énergie du Bénin, du Togo et du Nigéria valident le Projet

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Un des projets prioritaires de l’Eeeoa (Système d’Echange d’Energie Électrique Ouest Africain) ou Wapp (West African Power Pool) en anglais, issu du plan directeur de la Cedeao pour le développement des moyens régionaux de production et de transport d’énergie électrique 2019-2033, le renforcement de l’interconnexion 330 Kv Nigéria-Bénin-Togo entre dans sa phase active. Une importante réunion virtuelle initiée par le Secrétariat général de cette institution et qui a mobilisé ce jeudi 12 novembre 2020 les ministres des trois Etats concernés et les représentants des différentes parties prenantes. C’est le ministre de l’Energie du Bénin, Dona Jean-Claude Houssou, qui unanimement  à été désigné  pour présider les travaux.

Un important pas vient d’être franchi dans le cadre de la réalisation du projet de renforcement de l’interconnexion 330 Kv Nigéria-Bénin-Togo. Les résultats des différentes études menées par le cabinet Wsp ont été présentés aux ministres des trois pays. Ils ont confirmé que le renforcement de l’interconnexion entre le Nigéria et le Bénin est nécessaire. En effet, le projet consiste à la construction d’environ 130 km de lignes haute tension 330 Kv double terne, c’est-à-dire deux travées de ligne pour pouvoir avoir une redondance qui permet, quand il y a une des lignes en panne, de continuer à transporter l’énergie électrique par un deuxième couloir. Cette ligne doit relier Ajegunlè au Nigeria à Sakété au Bénin en passant par Onigbolo. Il permettra d’accroître considérablement la capacité de l’énergie électrique en provenance du Nigéria où en vers ce pays, et de renforcer la stabilité du système interconnecté de l’espace Cedeao. Les nouvelles infrastructures à mettre en place vont permettre d’aller jusqu’à 700 mégawatts de transit contrairement à 185 mégawatts actuellement. C’est-à-dire, la capacité de transit de l’Est à l’Ouest entre le Nigéria, le Bénin et le Togo sera multipliée par près de 4 fois. Le coût du projet est 104,4 millions d’euros dont 45 millions pour le Bénin et 59,4 millions pour le Nigéria. Comme mesure sociale d’atténuation des impacts, le projet prévoit l’électrification des communautés situées dans une bande de 5 km de chaque côté de la ligne de transport, pour un coût approximatif de 10,7 millions d’euros, dont 2,9 millions d’euros pour 26 communautés au Nigéria et 7,8 millions d’euros pour 55 communautés au Bénin. Le coût total du projet est donc estimé à 115,1 millions d’euros dont 47,9 millions pour le Nigéria et 67,2 millions d’euros pour le Bénin. Pour le ministre de l’Energie du Bénin, ce projet dont les résultats des études de réinvestissement financées par le Nepad-Iffp, la Giz, l’Usaid, et les sociétés d’électricité bénéficiaires, est viable sur le plan technique, économique et financier et présente un impact maitrisable sur l’environnement. « C’est un projet majeur pour notre pays et pour la sous-région, puisque ça entre dans la dynamique de fiabilisation du système électrique de l’Afrique de l’Ouest dans lequel le Bénin joue un rôle particulier en tant que capitale du Wapp. C’est une vraie révolution qui est en marche dans notre sous-région avec le Bénin comme point d’entrée », a-t-il fait savoir. S’adressant à ses pairs, Dona Jean-Claude Houssou a assuré le soutien du gouvernement du Bénin dans la mise en œuvre des projets prioritaires de l’Eeeoa. Sa collègue du Togo, Mawunyo Mila Aziablé quant à elle, s’est réjouie de l’évolution de ce projet. A l’en croire, le Togo tient particulièrement à l’aboutissement de ce projet, parce qu’il permet de renforcer et consolider la coordination des échanges d’électricité entre les trois pays concernés. «  65% de l’électricité actuellement consommée au Togo est importée du Ghana et du Nigéria. Une telle mutualisation de nos ressources continuera à renforcer la stabilité de notre système d’échanges d’énergie. Je suis convaincue que cette réunion d’échanges et de partage sur les études de réinvestissement et le cadre institutionnel va nous permettre de réajuster notre stratégie pour la concrétisation rapide de ce projet », a-t-elle déclaré. Même son de cloche avec le représentant du ministre du Nigéria. Emmanuel Noskie a aussi réaffirmé l’engagement de son pays à contribuer à l’aboutissement de projet majeur.

Junior Fatongninougbo

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