Home A LA UNE Reconditionnement du riz avarié : Deux faussaires arrêtés à Pahou

Reconditionnement du riz avarié : Deux faussaires arrêtés à Pahou

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L’Inspecteur des douanes Marcellin Laourou, chef  Service d’intervention rapide de la douane Atlantique-Littoral et, le commissaire de Pahou, Orou Samadou ont présenté à la presse, deux faussaires spécialisés dans le recyclage du riz avarié. C’était hier, jeudi 6 août 2020, à Zougoudo, un village de l’arrondissement de Pahou, commune de Ouidah.

L’Inspecteur des douanes Marcellin Laourou ne  baisse pas les bras. En témoigne l’opération que vient de mener son équipe en arraisonnant 133 sacs de riz avariés de 50 kg chacun à Pahou. Selon les explications données par le Lieutenant de police du commissariat de l’arrondissement de Pahou, Orou Samadou, ces faussaires auraient acheté règlementairement des sacs de riz, mais qui sont pourris à cause du stockage. Ne voulant pas tout perdre, a-t-il dit, ces faussaires ont procédé au recyclage avec tout un système mis en place pour la vente. Pour la cause, ils disposent d’une machine pour le  bourrage des sacs et, un château d’eau pour le lavage de leurs produits. « C’est tout un arsenal et vous avez vu la rapidité avec laquelle les sacs sont reconditionnés », a dit Marcellin Laourou. Ce dernier a fait savoir que ces faussaires sont ingénieux.  Ils achètent, a-t-il dit,  des sacs des sociétés agréées à la vente du riz pour leur sale besogne. « Notre réaction a été prompte dès la réception de l’information selon laquelle, il y a un groupe d’individus qui prennent du riz impropre à la consommation humaine et font le reconditionnement dans les distributions normales », a dit le Commandant des douanes, chef service d’intervention rapide de la douane Atlantique-Littoral. Mais, s’agissant de leur mission, ce dernier a fait comprendre qu’ils sont là pour mobiliser les ressources au profit de l’Etat, à travers entre autres, toutes marchandises qui peuvent porter atteinte à la sécurité et à la santé des populations. Ils sont également autorisés à faire la répression pour la constatation des faits et les mettre à la disposition des structures compétentes. Pour l’heure, les enquêtes se poursuivent, informe, quant à lui, le Lieutenant de police Orou Samadou. Pour lui, l’enquête leur permettra d’élucider les faits et d’interpeller le reste de la bande. Le directeur départemental du cadre de vie et du développement durable Atlantique/Littoral, Rosaire Attolou a signifié à la population et à la presse que pour tout problème de reconditionnement des produits avariés, il faut d’abord une autorisation délivrée par le Ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. Mais pour tout problème de recyclage et de valorisation, c’est le Ministre du cadre de vie et du développement durable qui donne l’autorisation. « On va amener le prélèvement au laboratoire pour s’assurer que les produits sont avariés. », a-t-il dit.  S’il arrivait que les produits sont avariés, aux dires de Rosaire Attolou, le laboratoire propose un mode de destruction. Après cela, un compte-rendu sera fait au Procureur de la République qui prendra une ordonnance de destruction. A la base de cette ordonnance, le même exercice sera fait au Ministre du cadre de vie et du développement qui prendra l’acte de destruction ou de valorisation.

La population appelée à la vigilance

«….Nous devons faire attention à ce que nous achetons. Surtout quand on parle de la  promotion. Il faut faire très attention. Ce sont des poisons que nous achetons »,  a dit Marcellin Laourou à l’endroit de la population. Pour lui, des personnes meurent par intoxication alimentaire à cause de ces produits avariés et il est indispensable d’en prendre conscience. « Il faut dénoncer aux structures de l’Etat. Sinon vous êtes complices de vos propres morts », a-t-il dit.  A l’endroit des faussaires, il a saisi l’occasion pour leur dire que l’argent ne doit pas les amener à tuer la population. « Ces cas de marchandises avariées sont légions dans la commune de Ouidah », a ajouté Rosaire Attolou. A l’en croire, soit c’est des produits qu’on jette pêle-mêle ou, de reconditionnement. Il faut, conclut-il que la population  sache que tout n’est pas mangeable encore qu’on  tend vers la fin de l’année, avant d’inviter  la population à faire attention à tout ce qu’elle achète.

Boniface Kabla

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